Bronchiolite : les recommandations actuelles de la HAS pour les pédiatres ?

Santé
Pédiatre
Bronchiolite du nourrisson

Par Alphonse Doutriaux

3 avril 2026

7 minutes de lecture

Faut-il prescrire un traitement à un nourrisson atteint de bronchiolite ? Et quand orienter vers l’hôpital ? Face à un premier épisode respiratoire aigu chez un nourrisson, les décisions ne sont pas toujours simples. Les parents s’attendent souvent à un traitement, les urgences sont saturées, et les pratiques peuvent varier d’un cabinet à l’autre.

 

Pendant longtemps, les recommandations ont été floues ou trop théoriques. Résultat : prescriptions inadaptées, recours injustifiés à la kiné respiratoire ou au salbutamol, et un accompagnement parental hétérogène.

 

Depuis la publication des nouvelles recommandations HAS actualisées entre 2019 et 2025, les repères sont clairs : diagnostic clinique, évaluation de la gravité, non-prescription médicamenteuse et prévention par anticorps monoclonaux. Voici ce qu’il faut retenir, concrètement, en tant que pédiatre.

Sommaire

Identifier le bon contexte clinique : le premier épisode aigu

La bronchiolite aiguë est définie comme un premier épisode de gêne respiratoire basse chez un nourrisson de moins de 12 mois, en contexte viral et saisonnier. Il s’agit d’une atteinte des petites voies aériennes, provoquant une obstruction transitoire (œdème, mucus, inflammation).

 

Ce point est essentiel : si l’enfant a déjà présenté d’autres épisodes similaires, ou s’il a plus d’un an, le diagnostic de bronchiolite devient moins probable et l’orientation vers un asthme du nourrisson ou une autre pathologie doit être envisagée.

 

Le diagnostic est cliniquement posé, sans besoin d’imagerie ni de test virologique en première intention.

Évaluer la gravité selon trois niveaux cliniques

La HAS distingue trois niveaux de gravité, permettant d’adapter la prise en charge :

Bronchiolite légère

  • État général conservé
  • Alimentation satisfaisante (> 50 %)
  • SpO2 > 95 %
  • Pas ou peu de signes de lutte


→ Suivi ambulatoire avec surveillance parentale, informations précises, et contact facilité

Bronchiolite modérée 

  • Gêne respiratoire plus marquée
  • Signes de lutte visibles
  • Alimentation réduite mais possible
  • SpO2 entre 92–95 %


→ Nécessite surveillance rapprochée, réévaluation à 24–48h, voire orientation si aggravation

Bronchiolite sévère

  • SpO2 < 92 % ou cyanose
  • Tirage important
  • Refus alimentaire
  • Altération de la vigilance


→ Hospitalisation systématique, voire passage en soins intensifs selon critères associés

Le recours à un score de gravité clinique type Wang est encouragé pour objectiver l’évaluation.

Formation Bronchiolite du nourrisson

Formation Bronchiolite du nourrisson

Découvrez notre formation Bronchiolite du nourrisson et perfectionnez votre prise en charge en consultation grâce à un programme concret, utile et aligné avec les recommandations actuelles en pédiatrie.

Ne pas prescrire de traitements médicamenteux

La prise en charge de la bronchiolite aiguë du nourrisson repose sur une observation clinique rigoureuse, mais aussi sur une sobriété thérapeutique. Depuis plusieurs années, les études et les recommandations successives (HAS, CNPP, sociétés savantes de pédiatrie) ont permis de clarifier un point fondamental : aucun traitement médicamenteux ne modifie l’évolution naturelle de la bronchiolite.

 

Voici les principaux médicaments à proscrire, avec les arguments cliniques et scientifiques associés.

Bronchodilatateurs (salbutamol, adrénaline, terbutaline)

Pendant des années, les bronchodilatateurs ont été largement utilisés face à des sibilances ou une gêne respiratoire. Or, les données scientifiques sont formelles : ils n’apportent aucun bénéfice chez les nourrissons présentant une bronchiolite aiguë.

 

  • Aucune réduction de la durée des symptômes
  • Pas d’effet sur le taux d’hospitalisation
  • Risque de faux soulagement transitoire, qui retarde parfois une orientation utile
  • Potentiels effets secondaires : tachycardie, agitation, déshydratation

Bon à savoir

La HAS déconseille leur usage systématique. Seules des situations très spécifiques peuvent justifier un test thérapeutique, sous surveillance stricte.

Corticostéroïdes (oraux ou inhalés)

Aucun bénéfice n’a été démontré pour les corticoïdes dans le traitement de la bronchiolite :

 

  • Ils ne réduisent ni la durée des symptômes, 
  • Ni le risque de récidive, 
  • Ni les hospitalisations.


Leur prescription expose à des risques d’immunosuppression locale ou systémique, et crée de fausses attentes chez les parents (“cela va calmer l’inflammation”).

 

Ils sont donc formellement contre-indiqués en phase aiguë de bronchiolite.

Sérum salé hypertonique (3%)

Utilisé par le passé en nébulisation, le sérum salé hypertonique a été évalué dans de nombreux essais cliniques : les résultats sont insuffisants pour le recommander.

 

  • Aucune efficacité prouvée sur les scores cliniques
  • Risque d’irritation bronchique ou de majoration de la toux
  • Supplanté par les lavages doux au sérum physiologique standard

Antibiotiques

La bronchiolite étant une infection virale, les antibiotiques n’ont aucune indication en première intention.

 

Ils ne doivent être utilisés que si :

 

  • Il existe une suspicion claire de surinfection bactérienne (otite purulente, foyer pulmonaire à l’auscultation, fièvre persistante avec syndrome inflammatoire biologique),
  • Le nourrisson est immunodéprimé ou à haut risque infectieux.


En dehors de ces cas, les antibiotiques augmentent l’antibiorésistance, perturbent le microbiote et renforcent la médicalisation inutile.

Antitussifs, mucolytiques et expectorants

Ces médicaments sont non seulement inefficaces, mais potentiellement dangereux chez le nourrisson :

 

  • Les antitussifs inhibent un réflexe de défense essentiel
  • Les mucolytiques peuvent majorer l’encombrement bronchique
  • Aucun effet positif n’a été démontré sur l’évolution de la bronchiolite

Bon à savoir

Recommandation HAS : contre-indiqués chez les enfants de moins de 2 ans.

Kinésithérapie respiratoire conventionnelle

Autrefois courante, la kiné respiratoire est désormais non recommandée dans la phase aiguë :

 

  • Risque d’aggravation de la détresse respiratoire
  • Augmentation des pleurs, fatigue, gêne
  • Pas d’amélioration documentée sur l’évolution


La kiné peut avoir un intérêt en post-bronchiolite, dans le cadre de sécrétions résiduelles ou de pathologies sous-jacentes, mais jamais en première intention.

Résumé des traitements à éviter

Traitements à éviter bronchiolite

Pourquoi ces prescriptions persistent-elles ?

Malgré les recommandations, certaines pratiques perdurent. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer :

 

  • Attentes parentales fortes : la prescription est perçue comme un acte rassurant
  • Réflexes cliniques anciens : pratiques acquises en internat ou par mimétisme
  • Volonté de “faire quelque chose” face à une détresse ressentie
  • Confusion entre bronchiolite et asthme du nourrisson


C’est pourquoi la formation continue Bronchiolite du nourrisson reste un levier indispensable pour :

 

  • Aligner les prescriptions avec les données probantes
  • Réduire la variabilité des pratiques
  • Renforcer le discours médical auprès des familles
  • Mieux différencier les pathologies obstructives du nourrisson

Mettre en place des soins non médicamenteux adaptés

Les seuls gestes recommandés sont :

 

  • Désobstruction nasale douce avec sérum physiologique (sans aspiration systématique)
  • Fractionnement de l’alimentation si besoin
  • Maintien de l’allaitement maternel
  • Surveillance régulière de l’état général


En parallèle, un accompagnement parental est essentiel :

 

  • Revoir les signes d’aggravation à surveiller
  • Prévoir une consultation de réévaluation si doute
  • Éviter la collectivité si nourrisson fragile ou prématuré


L’enfant doit rester allongé sur le dos, dans une chambre aérée (~19 °C), sans exposition au tabac.

Prévention 2024–2025 : un tournant majeur avec la prophylaxie

Les nouvelles mesures de prévention du VRS ont modifié en profondeur la stratégie pédiatrique :

Anticorps monoclonal nirsevimab (Beyfortus®)

  • Injection unique en début de saison
  • Pour tous les nourrissons à risque élevé (prématurité, comorbidités respiratoires)
  • Réduction significative des hospitalisations liées à la bronchiolite


Vaccination maternelle (Abrysvo®)

  • Recommandée en fin de grossesse (32–36 SA)
  • Protège le nourrisson dans les premières semaines de vie
  • Efficacité prouvée sur la réduction des formes graves

Bon à savoir

💡 Ces deux approches sont complémentaires, et intègrent la stratégie nationale de prévention 2024–2025. Le pédiatre a ici un rôle de repérage des profils éligibles et de conseil parental.

Ce qu’il faut retenir pour le pédiatre en 2025

  • La bronchiolite est une pathologie virale aiguë, fréquente, mais généralement bénigne
  • L’évaluation clinique structurée (gravité, score) guide la décision
  • Il faut éviter toute prescription médicamenteuse inutile
  • La prise en charge repose sur les soins de confort et la surveillance rapprochée
  • De nouvelles armes préventives (nirsevimab, vaccin maternel) changent la donne
  • L’accompagnement des familles est central pour limiter les passages aux urgences

Ces formations pourraient vous plaire

Découvrez une sélection de formations en ligne que d'autres apprenants ont appréciées

Toutes les formations

Avis apprenants et élèves

Leurs témoignages parlent pour nous

4.7 / 5 sur Google

« La formation est très complète et les médecins proposent des contenus de grande qualité. La plateforme est également simple d’utilisation ! Merci »

5

C

Corrine P.

Formation Obésité

« Formation très intéressante et de qualité. »

4

C

Charles A.

Formation Obésité

« Mise à jour des pratiques bien utiles, bravo pour la qualité des professionnels enseignants ! »

5

R

Robert J.

Formation IVG

« Excellente formation »

5

M

Michel T.

Formation IVG

« Excellente formation ! Merci infiniment »

4

J

Jean S.

Formation IVG

« J'apprécie la formation en e-learning. Apprendre à son rythme et selon la disponibilité professionnelle et familiale. Merci ! »

5

T

Tiphaine C.

Formation IVG

« Formation très constructive et intéressante que tout professionnel de santé devrait effectuer. Je me suis reconnue à plusieurs reprises dans cette for... »

5

L

Laurence M.

Formation Bientraitance

« Très bonne formation. Le formateur a d'énormes qualités relationnelles »

5

D

Dalla T.

Formation Bientraitance

« C'est la première fois que je participe à un E learning. J'ai apprécié la formation qu'on peut suivre à son rythme, où on peut revenir en arrière. J'a... »

5

D

Daniel V.

Formation Bientraitance

« Très satisfait, mes compétences sont nettement enrichies. »

5

P

Patrice V.

Formation Télémédecine

« Formation très claire et instructive qui encourage à la télémédecine. Il n'y a plus qu'à s'y mettre. »

5

M

Melanie A.

Formation Télémédecine

« Formation très intéressante sur les données à protéger et les responsabilités concernant cette protection. »

5

I

Isabelle Z.

Formation Télémédecine

« Très agréable d’avoir une formation par orateur plutôt que de lire les informations. »

5

J

Julie F.

Formation Télémédecine

« Formation très complète ! »

5

S

Salinas V.

Formation Télémédecine

« Très bonne formation »

5

B

Boudjellal A.

Formation Télémédecine

« Très bien ! Je recommande ++ »

5

C

Corinne F.

Formation Télémédecine

« J’ai beaucoup apprécié les compétences du Pr Carcopino, membre de la Société de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale, ainsi que sa pédagogie.... »

5

C

Catherine L.

Formation HPV

« Formation satisfaisante, explications de qualité ! »

5

D

Daphne D.

Formation HPV

« Formation parfaite ! C’est vraiment très bien fait. Merci au professeur et à toute votre équipe. »

5

M

Maha A.

Formation HPV

« J’ai trouvé cette formation passionnante, car elle est vraiment au plus près de notre pratique. Elle m’a permis de combler une lacune concernant la co... »

5

E

Elisabeth C.

Formation HPV

« Très bonne formation et bien complète ! »

5

M

Morgane C.

Formation HPV

« Formation intéressante, merci ! »

4

A

Amina B.

Formation HPV

« La formation était très enrichissante ! »

5

A

Amandine S.

Formation HPV

« Très bonne formation pratique, concise et intéressante. Le sujet de la contraception utile et intéressant ! Merci »

5

L

Leopoldine E.

Formation Contraception

« Je trouve que c’est une formation très utile pour ma pratique quotidienne. Merci à vous tous ! »

5

J

Jean E.

Formation Contraception

« Formation intéressante. La formatrice principale sympathique et conviviale maitrisant à fond son sujet et faisant partager ses souvenirs rendant la fo... »

5

G

Gerard H.

Formation Contraception

« Formation de bonne qualité. Bon suivi pour nous encourager à avancer au fur et à mesure des étapes. Contenu pédagogique avec des résumés clairs et uti... »

5

W

William Y.

Formation Contraception

« Cette formation m'a permis d'envisager la contraception de façon plus actuelle avec les nouveaux critères liés au choix de la femme bien sûr dans le r... »

5

J

Jocelyne D.

Formation Contraception

« Formation riche et complète que je recommande. »

5

M

Melanie T.

Formation Contraception

« La formation est très intéressant »

5

C

Clarisse D.

Formation Contraception

« Formation intéressante permettant de faire barrage aux idées reçues, et d'être objective sur la prise en charge des patients »

4

C

Chafia K.

Formation Contraception

« Très bonne formation »

5

A

Anais C.

Formation Allaitement

« Ressources complètes et pratiques ! »

4

A

Anne Sophie D.

Formation Allaitement

« Le contenu de la formation est complet et apporte des solutions concrètes, les supports de cette formation sont interessant et très pratique pour mett... »

4

A

Agathe R.

Formation Allaitement

« Formation très bien faite ! »

5

A

Alexandre Z.

Formation Bronchiolite du nourrisson

« La formation est très intéressante et permet d'approfondir les connaissances ainsi que d'adapter la prise en charge des patients »

5

M

Margaux D.

Formation Bronchiolite du nourrisson

« Très bonne formation général qui amène à travailler son esprit critique et invite à la réflexion sur la responsabilité de prise en charge. »

5

L

Lou L.

Formation Bronchiolite du nourrisson

« Bonne formation pour revoir les bases ! »

5

C

Cyril F.

Formation Bronchiolite du nourrisson

« Honnêtement je trouve la formation et le support extrêmement agréable tout est très qualitatif je suis très heureuse d^'être passée par Walter santé p... »

5

C

Chloé B.

Formation Bronchiolite du nourrisson

« Formation +++ bravo ! »

5

J

Jean-Baptiste F.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Formation très complète et enrichissante »

5

M

Marielle C.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Bonne formation. Le contenu est important et de bonne qualité ! »

5

J

Josephe N.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Je trouve que la formation est très bien conçue, j'ai trouvé qu'elle a donné un réponse aux toutes mes questions. »

5

A

Adriana S.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Excellente formation »

5

A

Alain T.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Très bonne formation, très intéressante. L’enseignante est très professionnelle. »

5

P

Pierre E.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Formation au top ! »

5

A

Abdelkrim A.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Votre formation est parfaite merci ! »

5

A

Ahmed B.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Formation très utile, c'est une sorte de piqûre de rappel pour le pédiatre que je suis. Marie Grenet est une référence en matière de développement, do... »

5

E

Eric S.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Cette formation est claire et fluide. L'intervenante est au top ! »

5

E

Emmanuelle H.

Formation Suivi de l'enfant de 0 à 3 ans

« Bonne formation. Le contenu est important et de bonne qualité ! »

5

J

Josephe N.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Formation +++ bravo ! »

5

J

Jean-Baptiste F.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Formation très complète et enrichissante »

5

M

Marielle C.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Je trouve que la formation est très bien conçue, j'ai trouvé qu'elle a donné un réponse aux toutes mes questions. »

5

A

Adriana S.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Excellente formation »

5

A

Alain T.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Très bonne formation, très intéressante. L’enseignante est très professionnelle. »

5

P

Pierre E.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Formation au top ! »

5

A

Abdelkrim A.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Votre formation est parfaite merci ! »

5

A

Ahmed B.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Cette formation est claire et fluide. L'intervenante est au top ! »

5

E

Emmanuelle H.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

« Très bonne formation ! »

5

B

Boudjellal A.

Formation Suivi de l'enfant de 3 à 6 ans

Derniers articles

Score de Wang bronchiolite : comment fiabiliser la décision en consultation ?

Alphonse Doutriaux

25 juillet 2025

Comment savoir si un nourrisson atteint de bronchiolite peut rester à domicile ou doit être hospitalisé ? C’est une question fréquente — et complexe — que se posent les pédiatres, notamment en période épidémique. Entre le nourrisson qui siffle modérément et celui dont la saturation baisse, la décision clinique repose sur de multiples éléments.

 

Mais en consultation, tout va vite. Et sans outil structurant, l’évaluation peut manquer d’objectivité, ou varier d’un praticien à l’autre. Cela rend la prise en charge incertaine… et la communication difficile, que ce soit avec les parents ou entre professionnels.

 

Le score de gravité de Wang, intégré dans la formation Walter Sanré sur la bronchiolite du nourrisson, offre un cadre simple, clinique, reproductible. Il aide à prendre la bonne décision au bon moment, sans céder à l’intuition seule.

Bronchiolite du nourrisson : quels critères cliniques pour orienter vers l’hospitalisation ?

Alphonse Doutriaux

25 juillet 2025

Comment savoir si un nourrisson atteint de bronchiolite doit être hospitalisé ? Chaque hiver, les soignants sont confrontés à ce dilemme, parfois plusieurs fois par jour. La bronchiolite aiguë du nourrisson, bien que le plus souvent bénigne, peut évoluer vers une forme sévère, notamment chez les plus jeunes ou les enfants fragiles. 

 

Mal évaluée, elle peut conduire à une hospitalisation évitable ou, à l’inverse, à une prise en charge trop tardive avec des complications respiratoires graves. Dans un contexte de tension sur les capacités hospitalières, et face à des parents souvent inquiets, la décision d’orientation repose entièrement sur l’expertise clinique du professionnel. Encore faut-il disposer de repères clairs pour trancher. Quels sont les signes qui doivent alerter ? À quel moment faut-il hospitaliser, et quand peut-on maintenir l’enfant à domicile en toute sécurité ? 

 

Cet article vous apporte les clés pour reconnaître les signes cliniques qui justifient une hospitalisation, en cohérence avec les recommandations de la HAS et les enseignements tirés de la pratique de terrain.

Différencier bronchiolite, asthme du nourrisson et bronchite

Alphonse Doutriaux

25 juillet 2025

Un nourrisson de 6 mois tousse, siffle et respire vite. Bronchiolite, bronchite ou asthme du nourrisson ? Pour le pédiatre, poser le bon diagnostic en consultation n’est pas toujours évident. Les symptômes se chevauchent : sibilances, toux, encombrement… et les parents parlent souvent d’“asthme” dès le premier épisode.

 

Ce flou peut entraîner des erreurs de prise en charge : prescription inadaptée, recours inutile aux bronchodilatateurs, ou retard d’orientation.

 

Et pourtant, la bonne distinction est essentielle, tant pour le suivi que pour l’accompagnement parental.
Dans cet article, nous vous donnons les repères cliniques clés pour bien différencier bronchiolite, asthme du nourrisson et bronchite aiguë. Des critères simples, fondés sur la clinique, pour fiabiliser vos décisions.

Quels enfants doivent bénéficier du nirsevimab ?

Alphonse Doutriaux

25 juillet 2025

Comment réduire concrètement les hospitalisations pour bronchiolite du nourrisson cet hiver ? Face à la recrudescence des cas graves liés au virus respiratoire syncytial (VRS), les pédiatres sont souvent seuls pour décider, informer, et agir vite. Entre les nouveaux outils de prévention, les protocoles à jour et les attentes des familles, l'équilibre est complexe.

 

Parmi les innovations majeures, le nirsevimab (Beyfortus®) constitue une avancée décisive : un anticorps monoclonal administré en une dose unique pour protéger les plus vulnérables. Encore faut-il bien comprendre à qui il s’adresse, à quel moment l’injecter et dans quelles conditions. Cet article synthétise les recommandations officielles 2025 et les bonnes pratiques de prescription pour les pédiatres.

Envie d’en savoir plus sur la formation Bronchiolite du nourrisson ?

Photo de Alice, conseiller
Échangez avec un de nos conseillers pédagogiques.
01 76 49 09 99