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Santé

Chirurgien dentiste

Sur occlusion et sous occlusion

Qu'est-ce que la sur-occlusion et la sous-occlusion en odontologie ?

Alphonse Doutriaux

Co-fondateur de Walter

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Le chirurgien-dentiste peut être confronté à des cas de sous-occlusions et de sur-occlusions post-opératoires très fréquemment. L’amélioration de la qualité des soins peut donc passer par le suivie d’une formation en odontologie sur le sujet par le chirurgien-dentiste. 

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Qu'est ce que l'occlusion dentaire ?

L’occlusion des dents se manifeste par l’engrènement des dents supérieures avec les dents inférieures du patient. Elle est définie comme l’ensemble des « contacts d’intercuspidie ». En effet, chaque dent dispose d’une face masticatrice composée de sillons et de cuspides. L’occlusion dentaire dite « normale » se traduit par une « intercuspidie maximale ». Le cas échéant, les cuspides font obstacle à une grande fermeture des dents. C’est une position furtive qui se retrouve au moment de la déglutition. Cette position correspond à la position occlusale de référence. Elle se différencie de la relation centrée, qui est la position articulaire de référence. 

 

La classification d’angle de l’occlusion pose trois classes d’occlusion. En classe 1, la situation est normale :  les dents du bas sont décalées et en arrière de celles du haut d’une demi-cuspide. Les classes 2 et 3 correspondent à des cas de mauvaise occlusion dentaire. En classe 2, la situation est anormale : les dents du bas sont trop décalées en arrière d’une cuspide complète. En classe 3, la situation est également anormale : les dents du bas sont trop avancées par rapport à celle du haut. Cela provoque une prognathie et une occlusion inversée. 

 

La malocclusion dentaire peut se présenter selon différents types.

 

  • La malocclusion dentaire par supraclusie incisive correspond au recouvrement excessif des incisives du haut de celle du bas.
  • La malocclusion dentaire par infraclusie incisive se présente lorsque les incisives du haut ne recouvrent pas suffisamment celles du bas.
  • La malocclusion dentaire par supraclusie molaire s’identifie lorsque les molaires sortent trop.
  • La malocclusion dentaire par infraclusie molaire, à l’inverse, est le cas dans lequel les molaires ne se touchent pas.
  • La malocclusion dentaire par hiatus prend la forme d’incisives supérieures trop avancées par rapports aux incisives inférieures.
  • L’occlusion croisée correspond au recouvrement par les dents du bas de celles du haut.

Sur-occlusions et sous-occlusions post opératoires

L’ensemble des restaurations opérées par le chirurgien-dentiste doivent être mises en place sans perturber le schéma occlusal des patients. Le chirurgien-dentiste doit donc réaliser un contrôle de l’occlusion pour éviter la sur-occlusion et la sous-occlusion. À ce titre, l’utilisation de composite en restauration dentaire peut poser des difficultés. En effet, lors de la restauration, cette utilisation est souvent suivie de cas de sous-occlusion ou de sur-occlusion. 

 

La situation qui doit être obtenue à la suite d’une restauration est une situation en tripode où il y a une intercuspidie maximale avec trois points de contacts. Ces trois points de contact stabilisent la dent en intercuspidation maximale sans qu’il y ait de déséquilibre de la position.

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Les causes des sur-occlusions et des sous-occlusions post-opératoires

Lorsque le composite est mis en place en légère surépaisseur au niveau d’une zone, l’intercuspidie ne peut pas se réaliser et le patient aura un réflexe d’évitement et de latéralité. C’est ainsi que se développent des facettes d’usure sur les dents antagonistes, voire des troubles articulaires, si la surocclusion est trop importante ou si elle est généralisée sur un grand nombre de restauration.

 

À la fin du traitement, la dent est donc souvent en sur-occlusion en raison d’un modelage qui n’est pas adaptée. C’est alors que le dentiste meule trop la dent et se retrouve en sous-occlusion. La sur-occlusion et la sous-occlusion vont ainsi souvent de pair. Dans ce cas, la dent antagoniste, sans contact, s’égresse et a un mouvement de version. Cela produit des interférences occlusales en latéralité liées à de nouvelles prématurités. Il faut donc avoir une forme anatomique occlusale qui soit à la fois satisfaisante en statique, et également en dynamique. 
Deux techniques permettent d’éviter ces cas.

La technique du « composite up »

L’intérêt de la technique du « composite up » est d’obtenir d’emblée une bonne anatomie et une phase de finition extrêmement limitée. Il y aura d’imperceptibles retouches à apporter, sans nécessité de faire un meulage qui détruit la sculpture. Cela permet d’éviter les cas de sur-occlusions dentaires et de sous-occlusions dentaires post-opératoires.

 

Pour modeler la dernière couche de composite au niveau de l’émail, le dentiste utilise, en effet, souvent, cette technique. La mise en place, comme dans la technique du prothésiste de cire ajoutée pour élaborer une couronne ou autre, se fait par légère touche, et sous forme de lobes, au niveau de chaque cuspide. En mettant ces lobes en place en exact correspondance avec les versants cuspidiens internes, l’emplacement des sillons et des fausses occlusales sera délimité et la morphologie caractéristique des phases occlusales sera donnée directement.
Cette technique du « composite up » implique de travailler en stratification avec la problématique de la vitesse de travail sans nuire à la qualité de restauration. À ce sujet, une nouvelle classe de composite fluide ultra-résistant permet de faire une finition de surface avec un composite, rapidement.

L’utilisations des bulk fill ou des sonic fill

Une autre façon de procéder est d’utiliser les bulk fill. Ces bulk fill ont une très haute viscosité. Cela permet d’obtenir plus rapidement une morphologie occlusale parce qu’ils ne sont pas coulants. En outre, le chirurgien-dentiste pourra utiliser la technique avec le sonic fill, qui est un système vibrant. Le composite extrêmement visqueux ne peut en effet pas être étalé à la spatule. Il doit être activé par ultrason. Cela permet d’augmenter la thixotropie, c’est-à-dire la propriété d’un matériau à se déformer lorsque lui est exercé une contrainte. Le sonic fill devient ainsi thixotrope. Cela permet sa mise en place dans la restauration et son étalement pendant le temps de la restauration, sous l’effet des vibrations. Dès que cessera le mouvement, il gardera la forme imprimée en dernier lieu. 

 


Ces innovations technologiques améliorent les traitements. Suivre une formation en odontologie sur ces dernières est donc particulièrement pertinent. La réalisation de clés en silicones ou l’utilisation de ciments-verres ionomères peuvent également participer de cette amélioration des soins. 

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