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L'autosurveillance glycémique dans le diabète

Les bonnes pratiques d'autosurveillance glycémique dans le diabète

Alphonse Doutriaux

Co-fondateur de Walter

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L’autosurveillance glycémique pour un diabète de type 2 sans insuline existe au même titre que celle d’un diabète de type 1 sous insuline. Il s’agit d’une prescription que vous êtes susceptible de rencontrer au cours de votre carrière, et largement abordée dans les formations en diabétologie pour infirmières. Dans cet article, nous évoquons le référentiel des bonnes pratiques d’une ASG pour un diabète et balayons pour vous les critères d’évaluation de celles-ci. Enfin, nous vous parlons du rôle du/de la soignant(e) dans le suivi d’un(e) patient(e) en autosurveillance glycémique.

Le référentiel des bonnes pratiques

Le référentiel et les recommandations nationales concernant l’autosurveillance pour le diabète peuvent être consultés sur le site sfdiabete.org. Cliquez sur l’onglet « Recommandations » puis « Référentiel SFD » pour trouver les différents référentiels médicaux et paramédicaux à utiliser, écrits et validés par la société scientifique. Pour l’ASG du diabète, le document à lire s’intitule « Surveillance glycémique et technique d’injection d’insuline et d’analogues du GLP-1 ».

 

Ce document, rassemblant les bonnes pratiques, se présente en trois parties. Les cursus de formation sur le diabète vous suggèrent de le télécharger et de vous appuyer dessus pour optimiser l’accompagnement de vos patients en autosurveillance glycémique.

Bon à savoir

Vous y trouverez la grille d’évaluation de la technique de la glycémie capillaire à voir avec vos patients, ainsi que des directives pour les patients sous insuline pour un diabète de type 2 notamment.

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Accompagnez les patients diabétiques de type 2

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Pourquoi évaluer les pratiques de votre patient(e) ?

L’autosurveillance de la glycémie demande implication et objectivité. Les patients ne sont pas des professionnels de santé et peuvent ne pas prendre la mesure de telle ou telle recommandation. Il est important d’évaluer les pratiques de vos patients dans le cadre d’une ASG du diabète afin de maintenir un confort nécessaire dans la gestion de leur maladie.

 

Vous garantissez ainsi aux patients un suivi rigoureux sur l’évolution du diabète. Sur le long terme, le but est de juger l’efficacité et la tolérance des soins, et de s’assurer d’une prise en charge optimale. En contrôlant les bonnes pratiques au quotidien, vous serez capable de déceler en amont les éventuelles complications liées par exemple à une autosurveillance glycémique pour un diabète de type 2, et de prévenir, le cas échéant, une aggravation.

Bon à savoir

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Les critères d'évaluation

Afin de vous assurer que l’ASG du diabète de votre patient(e) est optimale, il vous faudra prêter attention à plusieurs critères. Parmi eux, le lavage de main : il doit se faire à l’eau tiède et avec un savon doux. L’utilisation de solution hydroalcoolique n’est pas recommandée, car l’alcool modifie la lecture de la glycémie capillaire. Tout comme l’usage de matériel périmé ou altéré.

 

La conservation et la date de péremption des bandelettes ou électrodes doivent ainsi faire l’objet d’une attention particulière. En effet, bien que les bandelettes sous blister aient une durée de vie d’environ deux ans, celles sous flacon ne se conservent que trois mois après ouverture. Pensez à vérifier que la date d’ouverture a bien été inscrite sur le flacon. Notez que les bandelettes ne peuvent pas être stockées dans une pièce dont la température dépasserait les 28 °C.

 

Soyez vigilant(e), notamment pendant les fortes chaleurs d’été. Pour effectuer un contrôle de qualité des bandelettes, utilisez les solutions de glucose fournies avec tout lecteur de glycémie. Vous trouverez les valeurs de votre solution de glucose (pour l’hyper et l’hypoglycémie) sur le flacon de bandelettes. S’il s’agit d’électrodes, ces informations se situent sur la première page de la notice d’utilisation. Cette étape est indispensable pour contrôler la validité du lecteur de glycémie et garantir la bonne continuation de l’autosurveillance glycémique du/de la patient(e). Il vous faudra effectuer une corrélation entre le résultat de la glycémie capillaire et celui de la prise de sang lors de l’hémoglobine glyquée. 

Bon à savoir

Vous trouverez dans le référentiel les normes ISO (entre 0,10 et 0,15 mg/dL pour une glycémie inférieure à 0,75 mg/dL).

Assurez-vous en outre que l’autopiqueur est utilisé correctement : le changement de lancette est-il réalisé à chaque glycémie à l’aide du bouton prévu à cet effet ? Nous vous rappelons qu’un barillet contient six lancettes. Le réglage de la profondeur de la peau est-il adapté à votre patient(e) ? S'il/elle présente des hématomes, la vitesse de l’autopiqueur est trop élevée et l’appareil pique trop profondément. Réduisez ce paramètre sous le barillet. Le plus souvent, il faut être positionné entre 1,5 et 2. Si le/la patient(e) a la peau dure, vous pouvez aller jusqu’à 3.

 

La zone où la personne se pique fait également partie des critères d’évaluation. Les recommandations indiquent de privilégier le bord des phalanges et éviter la pulpe pour préserver au maximum la sensibilité de votre patient(e). Et, contrairement à ce qui a été pensé pendant de nombreuses années, il est possible de piquer les dix doigts. En ce qui concerne les déchets, ils doivent être placés dans les conteneurs jaunes livrés avec le lecteur de glycémie ou les aiguilles dans le cas d’un traitement à l’insuline.

 

Enfin, pour améliorer le suivi, vérifiez que le/la patient(e) tient un carnet de transcription. Il est essentiel d’avoir l’historique de toutes les glycémies au même endroit, de même que les efforts physiques, repas importants et hypoglycémies. Il est aussi conseillé d’effectuer une évaluation régulière de votre patient(e), physique et psychologique, au moins deux fois par an.

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Le rôle infirmier dans l'autosurveillance glycémique

Votre rôle en tant qu’infirmier(ère) est d’aider les patients à équilibrer leur glycémie de manière durable. Cela passe entre autres par l’accompagnement en cas de prise d’insuline pour un diabète de type 1 ou 2, ou encore la pédagogie pour la maîtrise de l’index glycémique des aliments. Les patients en autosurveillance glycémique ont besoin de vous pour adopter les bons gestes et adapter leur traitement selon l’évolution de la maladie, d’où la nécessité d’intégrer une formation sur le diabète. Vous pouvez les guider quant à la bonne utilisation d’un appareil de mesure du glucose interstitiel comme le capteur Freestyle, les éduquer pour qu’ils comprennent les objectifs, et tout simplement leur apporter une présence rassurante et un peu plus de sérénité dans leur quotidien parfois difficile.

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