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Médecin généraliste

Flutter cardiaque

Qu'est-ce qu'un flutter cardiaque ?

Hippolyte Le Dem

Fondateur de Walter

|

Interpréter un ECG vous permet de déceler les anomalies rythmiques, tel qu’un flutter cardiaque. Mais qu’est-ce qu’un flutter en cardiologie ? Découvrez les différences entre un flutter commun et un flutter atypique en lisant notre article. 

Le flutter commun

Un flutter cardiaque est une contraction rapide des oreillettes qui entraîne une contraction tout aussi rapide des ventricules cardiaques. Apprendre à lire un ECG vous permet de déceler rapidement et efficacement une activité électrique anormale dans le muscle creux. Certains troubles du rythme cardiaque pouvant être mortels, il est important de savoir les déceler sur un ECG.

 

Le flutter commun est nommé ainsi, car on le trouve souvent. C’est une anomalie du rythme cardiaque. Le flutter atrial présente un rythme élevé au niveau des oreillettes. Le battement cardiaque est alors compris entre 250 et 350 battements par minute. Il est conduit dans les ventricules avec une cadence variable, comprise entre 150 et 300 BPM. On parle de tachycardie dès que le rythme des battements dépasse 100 BPM. 

 

Important

Si vous décelez un rythme supérieur à 150 battements par minute, demandez-vous systématiquement s’il ne s’agit pas d’un flutter commun. 

Vous pouvez différencier une tachycardie ventriculaire d’un flutter commun en massant le sinus carotidien ou en pratiquant une manœuvre de Valsalva. Il s’agit d’un effort d’expiration poussé contre les voies respiratoires closes. C’est un élan identique à celui produit instinctivement lors d’un éternuement.

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Le flutter commun est identifiable sur l’ECG grâce à sa courbe typique en dents de scie, ou en « toit d’usine ». Le flutter commun se reconnaît à une descente lente et une remontée rapide. Il présente une discordance entre V1 et V6, par exemple, l’onde est positive en V1 et négative V6. Il est aussi nommé isthmo-dépendant car il dépend d’une zone étroite de l’oreillette droite : l’isthme cavo-tricuspide. Cette zone est facilement identifiable en cas d’intervention, comme une cautérisation, avec un taux de réussite de 95 %. Il est donc facilement guérissable. L’ablation de ce type de flutter est rapide et efficace.

Le flutter atypique

S’il n’y a plus de discordance entre V1 et V6, on parle d’un flutter atypique. Les manœuvres vagales décrites dans le premier paragraphe (massage du sinus carotidien ou manœuvre de Valsalva) peuvent être pratiquées sur le patient. Si ce dernier a déjà subi une intervention cardiaque, pensez à un flutter auriculaire atypique.

 

La différence entre flutter commun et atypique est primordiale pour la prise en charge qui suivra : le flutter commun est facile à soigner, le flutter atypique non. Son ablation dure 10 fois plus longtemps et elle nécessite une préparation particulière.

 

De manière générale, un traitement anticoagulant doit être associé aux autres mesures prises, notamment pour les troubles du rythme cardiaque tels que :

  • la fibrillation atriale ;
  • un flutter, commun ou atypique ;
  • une tachycardie atriale.

Ce traitement peut sauver la vie du patient. Les autres mesures à prendre concernent principalement l'amélioration de la qualité de vie de ce dernier, afin de diminuer les symptômes.

 

Le flutter est une arythmie cardiaque observable grâce à l’électrocardiogramme. Les symptômes typiques du flutter commun peuvent rapidement être stoppés grâce à quelques manipulations vagales. Par la suite, son ablation dure une dizaine de minutes et elle est efficace. Le flutter atypique est, quant à lui, plus long à prendre en charge. Les deux situations nécessitent la prescription d’anticoagulants.

 

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