blog

Santé

Infirmier

Aliments et cicatrisation

Quels aliments favoriser pour une bonne cicatrisation ?

Hippolyte Le Dem

Fondateur de Walter

|

La cicatrisation de la peau consiste en un ensemble de phénomènes physiologiques complexes qui mènent au rétablissement d’une plaie. Le temps nécessaire au processus de cicatrisation varie en fonction du degré de la plaie et de la profondeur de la lésion. Quels aliments favoriser pour une bonne cicatrisation ? Quel est le rôle tenu par les infirmiers dans ce choix d'aliments ? Nous vous donnons toutes les clefs pour une cicatrisation rapide.

 

Quel est le rôle des acides aminés dans la cicatrisation ?

Que cela soit une cicatrisation de suture chirurgicale ou pour le pansement d’une plaie, le collagène (riche en glycine, proline, et d'autres acides aminés tels que l'alanine et l’hydroxyproline) joue un rôle important dans le processus de cicatrisation de la peau au niveau cutané. Véhiculé par des vaisseaux, la synthèse du collagène favorise la cicatrisation.

Dans le cas d'un traitement d’une plaie cutanée, le premier stade concerne la détersion suppurée ou nettoyage ayant pour conséquence la formation d’une escarre nette. Afin d'accélérer la guérison et fournir une meilleure cicatrisation de la plaie, il est primordial de raccourcir le temps de détersion.

Quels éléments nutritionnels favorisent la cicatrisation ?

Le stade de fermeture sera le deuxième stade lors de la cicatrisation. Généralement plus étroite que la lésion d'origine, la cicatrice survient en tant qu'une zone vivante et qui continue à évoluer. Afin de procéder rapidement, et compléter le traitement d’une plaie et la cicatrisation des couches de la peau, la présence en assez grande quantité de certains nutriments comme les acides aminés, acides gras oméga 3, les caroténoïdes et les vitamines, ainsi que des oligo-éléments sont indispensables pour favoriser la cicatrisation. Dans le cas contraire, un retard de cicatrisation s'opère.

Une augmentation de ces éléments nutritionnels par des apports alimentaires (de manière concentrée) permet d'accélérer le processus de guérison. La guérison est rapide et de qualité, tel que démontré par plusieurs études cliniques menées en milieu hospitalier.

Maîtrisez la prise en charge des plaies

Notre formation complète sur les plaies et leur cicatrisation : évaluation des plaies, maîtrise des différents types de pansements, prescription, surveillance et recommandations nationales.

Découvrir la formation
img test

Quelles vitamines privilégier pour une cicatrisation plus rapide ?

Les vitamines A, D, C, K et B ainsi que des oligo-éléments comme le fer, le magnésium, le cuivre et le manganèse favorisent la production de collagène, la prolifération cellulaire, et accélèrent donc le processus de cicatrisation.

La vitamine A est indispensable au renouvellement des tissus cellulaires de la peau ainsi qu'à son élasticité.

La vitamine C participe à la synthèse du collagène.

La vitamine E diminue le risque d'hémorragie et maintient l’intégrité des membranes cellulaires dues à ses propriétés anti-oxydantes.

Un apport en vitamine B contribue à l’hydratation cellulaire, accélérant la réparation et à la cicatrisation de la peau.

Quel est le rôle de l'infirmier dans cet apport en nutriments ?

1/ Apprécier l'état de base du patient

Il faudra dans un premier temps que l'infirmier ou l'infirmière mesure l'état du patient au travers divers examens et mesures :

  • examen clinique du patient (asthénie, apathie,..) ;
  • l'anthropométrie (IMC= poids/taille m2, déficit pondéral, mesure des plis cutanés) ;
  • la biologie sanguine (albuminémie = si inf à 30g/l = dénutrition, la préalbumine, le bilan azoté, etc.) ;
  • les carences en zinc (présent dans les monocytes lymphocytes et dans l'ossification) ;
  • les carences en manganèse (responsables des hypocholestérolémie, des dernmites et responsables de la perte de poids) ;
  • les carences en vitamines (vitamine C = scorbut, vitamine A = cécité, etc.).

2/ Évaluer les déficits en protéines et acides aminés

Le retard de cicatrisation résulte donc des manques en protéines et acides aminés. Etant donné que les réserves protidiques sont utilisées comme source d’énergie, dans le cas où les apports caloriques sont insuffisants, les déficits protéiques concernent toutes les phases de la cicatrisation et la réparation tissulaire.

3/ Proposer un traitement nutritif adapté

Il convient de garantir 2 grandes règles :

  • Corriger simplement les déficits initiaux
  • Mieux vaut bien donner que donner beaucoup

Pendant la phase de guérison, il faut augmenter les apports afin d'éviter la dénutrition secondaire. Les apports oraux doivent être mis en place en priorité. Selon la gravité et l'atteinte de la dénutrition, il est possible d'introduire des apports parentéraux ou entéraux.

Formations Infirmiers

Découvrez les formations DPC Infirmiers en ligne de Walter Santé, conçues par des experts et réalisées par des professionnels pour les infirmiers et infirmières.

Découvrir les formations
img test

Sur le même thème

Quel est le rôle de l'infirmier en oncologie dans la prise en charge du cancer ?

Hippolyte Le Dem

|

18 Juin 2021

Le nombre de patients atteints par le cancer ne cesse d’augmenter mais les différents traitements évoluent considérablement diminuant ainsi le nombre de décès liés à cette maladie. La prévention est un outil fondamental servant à cette baisse du nombre de cas recensés. La prise en charge des patients atteints de cancer dans notre pays peut se faire dans des endroits spécialisés, comme les centres de lutte contre le cancer, ou dans des structures hospitalières, publiques ou privées. Qu’ils exercent en milieu hospitalier ou en secteur libéral, les infirmiers et infirmières sont des acteurs importants de la prise en charge du patient en oncologie. Ils occupent une place capitale tout au long du parcours du patient dans sa prise en charge et deviennent alors une aide de choix pour les médecins et tous les autres acteurs de la prise en charge. Découvrez les spécificités du rôle de l’IDE en oncologie.

Lire l'article

Comment remplir un bilan de soins infirmiers ?

Hippolyte Le Dem

|

22 Mars 2022

Le BSI remplace le DSI depuis 2020, suite à l’avenant 6 de la convention médicale. Grâce au bilan de soins infirmiers, l’évaluation de la situation des patients dépendants se fait de manière plus objective. L’infirmier peut conserver des traces officielles de la prise en charge et établir un plan de soins en coordination avec les acteurs du milieu médical.

 

Vous avez besoin d’aide pour comprendre le fonctionnement et pour remplir un bilan de soin infirmier ? On vous explique comment faire dans cet article.

Lire l'article

Tout savoir du BSI (Bilan de Soins Infirmiers)

Hippolyte Le Dem

|

7 Juin 2021

L’avenant n°6 remplace la Démarche de Soins Infirmier (DSI) par le Bilan de Soins Infirmiers (BSI) pour les patients dépendants, expérimenté depuis 2017. Comment se passe en pratique le BSI ? Voici toutes les clefs pour comprendre et prendre en main ce nouvel outil pour les infirmier.ère.s, qui s’applique à partir du 1er janvier 2022 aux patients de 78 ans et plus.

Lire l'article

Le rôle de l'infirmier(ère) dans la démarche palliative

Hippolyte Le Dem

|

30 Mars 2022

Le protocole de soins palliatifs s’inscrit dans la durée en guidant le patient et les proches tout au long de la maladie jusqu’au décès. Sa mise en place passe par l’information du malade et de sa famille, par la connaissance des étapes et trajectoires de la phase palliative, et par la coordination d’une équipe pluridisciplinaire. Dans cet article, nous revenons sur les éléments indispensables qui garantissent un accompagnement en fin de vie optimal.

Lire l'article