Le papillomavirus humain (HPV) : définition et risques

Santé
Médecin généraliste
HPV

Par Thomas Cornet

3 avril 2026

4 minutes de lecture

Les virus HPV sont des virus à ADN qui se transmettent de façon interhumaine par voie sexuelle (possiblement par voie indirecte par objets). On recense jusqu’à 150 HPV différents classés en deux familles : bas et haut risque. Cet article est tiré de notre formation HPV, dispensée par le Professeur Carcopino. Formation à destination des médecins généralistes.

 

Sommaire

Qu'est-ce que le papillomavirus ?

Les virus HPV les plus dangereux comportent deux gènes codants des oncoprotéines : E6 et E7. Ces derniers doivent, pour infecter un individu, pénétrer au niveau de la lame basale de l’épithélium du tractus génital (accessible au niveau jonction dite pavimento-cylindrique, jonction entre l’endocol et l’exocol).

 

Le mécanisme de transformation cellulaire est le même dans la majorité des cas : l'intégration du génome du papillomavirus dans les cellules est permise grâce au gène E2. Celle-ci entraine conjointement une levée d’inhibition des oncoprotéines.

 

Les oncoprotéines E6 et E7 sont les outils du processus de cancérisation. Ces deux protéines inactivent les suppresseurs tumoraux p53 et rétinoblastome. Ce faisant elles impliquent aussi une prolifération cellulaire par l'activation des télomérases (immortalisation cellulaire).

 

Médecins généralistes, Walter Santé vous propose une formation HPV en ligne dispensée par le Professeur Xavier Carcopino. Nous vous accompagnons gratuitement dans vos démarches de souscription et de financement. Cette formation DPC aborde entre autres le vaccin HPV, le diagnostic d'un cancer du col de l'utérus et le suivi post-conisation.

Maîtrisez la prise en charge du cancer du col de l'utérus

Maîtrisez la prise en charge du cancer du col de l'utérus

Quelles sont les conséquences des virus HPV ?

Les virus HPV de bas risque (ex : HPV 6,11) peuvent être responsables de pathologies bénignes : condylomes acuminés, condylomatoses.

La quinzaine des virus HPV de haut risque (ex : HPV 16/18/31/33/45) à l’origine du cancer du col de l’utérus induisent aussi d’autres cancer (ex : oropharynx, anus).

Important

L’infection par le papillomavirus humain est le plus souvent sans conséquence : c’est l’infection persistante qui aboutit au cancer du col de l'utérus.

Plus de 99% des patientes avec cancer du col de l’utérus ont été infectées par un HPV de haut risque : HPV 16 (50%) et HPV 18 (25%).

Quels sont les risques d'infection au papillomavirus humain ?

La probabilité d’être infectée par un virus HPV est très élevée. On retiendra, au vu de l’incidence très forte, que le papillomavirus humain est davantage un marqueur d’activité sexuelle qu’une maladie sexuellement transmissible.

 

80% des femmes de 25 ans ayant eu en moyenne deux partenaires sont susceptibles d’avoir déjà eu un test HPV positif.

 

50% des femmes de 25 ans ayant eu en moyenne un partenaire sont susceptibles d’avoir déjà eu un test HPV positif.

 

Le préservatif protège incomplètement du HPV (70% d’efficacité). En effet la sexualité ne se limite pas à la pénétration et le HPV est très contagieux.

Pour résumer

Les virus HPV constituent des infections fréquentes et banales, quasi inévitables.

Ils font ainsi l’objet d’un paradoxe : ils constituent les principaux facteurs de risque de cancer du col de l’utérus et en même temps, ils infectent un très grand nombre de femmes.

Formations Médecins Généralistes

Formations Médecins Généralistes

Découvrez les formations DPC Médecins Généralistes en ligne de Walter Santé.

Avis apprenants et élèves

Leurs témoignages parlent pour nous

4.7 / 5 sur Google

Derniers articles

Quelles sont les conséquences d'une infection HPV à bas risque ?

Thomas Cornet

4 octobre 2022

Le dépistage d’un HPV peut être bénin comme très sérieux. La complexité du papillomavirus réside dans le fait qu’il peut soit être éliminé par l’individu s’il s’agit d’un HPV de bas risque, soit engendrer des lésions précancéreuses, voire un cancer, s’il est classé haut risque. Dans cet article, nous aidons les professionnels de santé à définir le papillomavirus, IST particulièrement répandue. Nous évoquons ses conséquences, et vous expliquons également ce qui différencie une infection HPV de bas risque d’une infection HPV de haut risque, afin de guider au mieux vos patientes.

La colposcopie : définition, étapes et suivi

Thomas Cornet

4 octobre 2022

La colposcopie vaginale est préconisée pour déceler d’éventuelles lésions précancéreuses. Comment cet examen complémentaire se déroule-t-il ? De quel matériel avez-vous besoin ? À quel moment intervient la biopsie ? Nous répondons à ces questions dans cet article, et vous conseillons sur le suivi des patientes après une colposcopie.

Les cancers causés par l'infection HPV et leur dépistage

Thomas Cornet

4 octobre 2022

Le virus génital du papillomavirus est responsable de quasiment 100 % des cancers du col de l’utérus, mais pas seulement. D’autres types de cancer peuvent survenir après un dépistage HPV positif. La proportion de ces pathologies varie, mais reste réelle. Découvrez dans cet article les cancers liés à l’HPV, les solutions pour les dépister, et le risque pour une patiente ayant déjà été exposée à une lésion précancéreuse du col de l’utérus de présenter de nouvelles lésions.

Quelles sont les conséquences à long terme du HPV ?

Thomas Cornet

4 octobre 2022

Le papillomavirus chez la femme, particulièrement celui de haut grade, peut donner lieu à des lésions cervicales du col de l’utérus. Ces lésions sont traitées par conisation, un acte chirurgical qui n’est pas anodin et engendre une augmentation du risque d’accouchement prématuré. Nous évoquons dans cet article les conséquences d’une conisation, ainsi que le risque de récidive chez une femme porteuse du papillomavirus. Dans quelle mesure une patiente peut-elle de nouveau présenter une lésion intraépithéliale ? Vous découvrirez aussi comment effectuer un suivi post-thérapeutique optimal, grâce notamment au test HPV.

Réaliser un prélèvement cervico-utérin : définition, matériel et étapes

Thomas Cornet

4 octobre 2022

Le dépistage du papillomavirus chez la femme passe nécessairement par un prélèvement cervico-utérin. Quel est cet examen et dans quelles conditions l’effectuer ? Une patiente en période de règles peut-elle se soumettre à un prélèvement ? Nous répondons à vos questions sur le PCU.

La surveillance HPV de la patiente après une conisation

Thomas Cornet

3 juin 2022

La conisation est un traitement chirurgical qui permet d'éliminer des lésions de bas grade persistantes depuis plus de 2 ans, ou des lésions de haut grade. Suite à une conisation HPV, les patientes font face à un risque de récidive et sont plus exposées au cancer du col de l'utérus que les patientes lambda. Il faut donc assurer une surveillance suite à la conisation : voici tout ce que vous avez besoin de savoir sur cette surveillance post-thérapeutique de votre patiente en cabinet de médecine générale. Découvrez aussi l'ensemble de nos formations DPC pour les médecins généralistes.

Envie d’en savoir plus sur la formation HPV ?

Photo de Alice, conseiller
Échangez avec un de nos conseillers pédagogiques.
01 76 49 09 99