Les différents troubles praxiques après un AVC

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AVC et troubles praxiques

Les troubles praxiques post-AVC

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7 min

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Par Alphonse Doutriaux

Les personnes souffrant de troubles praxiques après un AVC ont, la plupart du temps, du mal à réaliser des activités du quotidien. Afin de les aider à retrouver toutes leurs capacités, elles doivent être suivies par des rééducateurs. Par exemple, la kiné après un AVC fait partie des solutions pour les personnes atteintes d’apraxie. Zoom sur les troubles praxiques après un AVC. 

Sommaire

  • Les troubles praxiques
  • Comment communiquer avec un patient apraxique ?
  • Téléchargez le programme de la formation AVC en PDF

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Les troubles praxiques

L’apraxie après un AVC est très répandue. Une apraxie est un trouble de l'exécution de la représentation mentale du geste à la commande verbale ou l'imitation, qui peut être expliqué par un déficit sensitivomoteur, un trouble de coordination, de compréhension, de coopération ou une déficience intellectuelle.

L'apraxie idéomotrice

L'apraxie idéomotrice concerne une impossibilité d’effectuer des gestes sur commande, comme :

 

  • une imitation : par exemple faire la moue ;
  • un mime : par exemple faire semblant de nager ou de manger ;
  • des gestes symboliques : par exemple saluer quelqu'un de la main ou refuser quelque chose avec la main.

Cependant, les gestes spontanés et les actions réflexes peuvent persister, comme le fait de se signer spontanément en rentrant dans une église.

 

Attention, l'apraxie idéomotrice est différente de l'apraxie idéatoire car celle-ci désigne les gestes ne requérant pas l'utilisation d'un objet. Généralement, l'apraxie idéomotrice s’associe à une aphasie, qui correspond à une difficulté à s'exprimer et à comprendre le langage.

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L'apraxie idéatoire

L'apraxie idéatoire est l’une des formes les plus courantes d'apraxie. Elle altère la capacité à manipuler des objets. Cela se traduit par l’incapacité à se représenter mentalement une succession de gestes à réaliser dans le but d’effectuer une action, comme le fait d’ouvrir une serrure avec une clef ou d’éplucher un légume. Les gestes sont maladroits et confus. Ce type d’apraxie est courant dans les démences comme la maladie d’Alzheimer ou après un AVC. 

Bon à savoir

L'apraxie idéatoire se couple souvent à une aphasie de Wernicke, mais aussi à une perte du champ de vision d’un côté ou de l’autre. Pour tout savoir sur l’aphasie après un AVC, nous vous conseillons de lire notre article sur le sujet. 

L'apraxie réflexive

L’apraxie réflexive se traduit par l’impossibilité ou des difficultés à reproduire un geste à deux mains, sans signification symbolique ou pratique, comme le fait de mettre les doigts en anneaux croisés.

L'apraxie à la marche

L’apraxie à la marche se traduit par une difficulté à marcher. Cette incapacité peut aller de l'incitation au mouvement à une maladresse dans les déplacements. La plupart du temps, elle est due à un mauvais placement des membres inférieurs. Dans les cas les plus graves, les mouvements volontaires de la marche sont impossibles, et ce, même si les mouvements impulsifs sont conservés. C’est d’ailleurs souvent un frein à la rééducation car le patient n'arrive pas à appliquer correctement les consignes. Dans ce cas, l’intervention d’un rééducateur, comme un kiné, est indispensable. Pour pouvoir faire de la rééducation après un AVC, un kiné doit suivre une formation dpc kiné. 

Bon à savoir

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L'apraxie de l'habillage

L’apraxie de l’habillage empêche la personne atteinte d’effectuer des gestes simples, considérés comme des automatismes. Par exemple, cela peut être l’impossibilité de mettre des lacets à ses chaussures, boutonner sa chemise, mettre un t-shirt tout seul. Cette apraxie a de lourdes conséquences sur la vie quotidienne. 

L'apraxie constructive

L’apraxie constructive se traduit par une difficulté à définir les relations des objets entre eux ainsi que, dans le domaine artistique, par le fait de dessiner des formes en 3D. Ainsi, ce type d’apraxie correspond à un trouble visuel et spatial compliquant la capacité à réaliser des formes en 3D et à déterminer les relations spatiales entre des objets ou des parties d’objets. Par exemple, une personne atteinte d’apraxie constructive aura des difficultés à dessiner un cube.

Bon à savoir

Les personnes atteintes d’apraxie constructive souffrent parfois d’une aphasie de Wernicke. 

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Comment communiquer avec un patient apraxique ?

Pour communiquer avec un patient apraxique, il faut, tout d’abord, s’adresser à lui normalement. Vous pouvez également lui présenter des images ou autres supports pouvant l’aider à comprendre le message. Il faut l’inciter à prendre son temps, à parler lentement, en prenant le temps de respirer avant de prendre la parole. 

 

Pour se faire comprendre verbalement, il est, tout de même, important d’adapter le ton de votre voix et votre intonation. Ralentissez le débit de parole et utilisez des phrases simples mais complètes. Si besoin, reformulez à nouveau, jusqu’à ce que le patient vous comprenne. Il est préférable de poser des questions fermées, afin que le patient puisse répondre par un code gestuel oui/non. Partez du général pour aller au spécifique. 

 

Concernant le parler non verbal, vous pouvez utiliser la gestuelle ou écrire (écrivez en majuscule pour une meilleure compréhension) et dessiner des mots clés. Les expressions faciales ou corporelles sont aussi très utiles. Les pictogrammes ou les photographies peuvent s’avérer indispensables. Encouragez le patient à utiliser la gestuelle pour se faire comprendre. 

 

D’autres ressources peuvent fluidifier la communication, par exemple : 

 

  • l’échelle de valeur (douleur, sentiments…) ;
  • les cartes ;
  • les plans ;
  • les calendriers ;
  • une montre ou un réveil ; 
  • un arbre généalogique ; 
  • les objets réels ; 
  • se rendre sur des lieux ; 
  • faire appel à des proches. 

Voici quelques conseils

 

  • ne surtout pas élever la voix ; 
  • ne pas infantiliser le patient ; 
  • parler face au patient ; 
  • attirer son regard de manière à lui permette une lecture labiale ; 
  • faire attention aux propos que l’on tient devant lui ; 
  • avoir conscience de l’étendue des troubles ;
  • parler lentement et lui laisser le temps de répondre ; 
  • utiliser des phrases courtes et simples ; 
  • ne pas se cantonner à la communication verbale ;
  • donner les premières syllabes du mot qu'il cherche ;
  • éviter les distractions pour qu'il puisse se concentrer.

Vous pouvez vous rapprocher des thérapeutes et particulièrement de l’orthophoniste pour connaître les modes de facilitation de communication des personnes aphasiques.

Bon à savoir

 Vous souhaitez en apprendre davantage sur l’AVC ischémique ? Lisez notre article sur le sujet, vous saurez tout sur l’accident vasculaire cérébral le plus courant. 

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