Modalités de traitement de la kinésiophobie

Santé
Kinésithérapeute
Cheville

Par Alphonse Doutriaux

3 avril 2026

5 minutes de lecture

La kinésiophobie est une peur excessive et invalidante du mouvement et de l'activité physique. Elle provient d'un sentiment de vulnérabilité suite à une blessure douloureuse. Il s’agit de détecter et de soigner la kinésiophobie, tout en comprenant que c'est précisément l'exercice physique qui participe pour beaucoup à la réussite du traitement. 

Sommaire

Définition de la kinésiophobie

Comme la définition de la reprogrammation neuromotrice, la définition de la kinésiophobie est un préalable indispensable. La kinésiophobie est définie par une peur excessive et irrationnelle de faire certains mouvements, par crainte de se blesser, ou de subir une quelconque conséquence néfaste. Il s’agit d’un auto-verrouillage amené par un afflux d’informations sensitives de douleur, de réduction de la mobilité, de gonflement, etc.

Rappel

Plus récemment, la kinésiophobie a été liée à la peur du mouvement en lien avec la peur de se blesser à nouveau et la croyance que la douleur est un signe de lésions corporelles et que toute activité douloureuse est dangereuse et doit être proscrite.

Maîtrisez la prise en charge kiné de l'entorse

Maîtrisez la prise en charge kiné de l'entorse

Les patients souffrant de kinésiophobie deviennent hyper-vigilants : ils surveillent et anticipent la moindre éventualité d’une sensation douloureuse. 

Bon à savoir

La kinésiophobie intervient souvent alors même que le médecin et le kinésithérapeute recommandent expressément le maintien du mouvement. Dans ce cas de figure, la kinésiophobie fait tomber le patient dans une spirale d’évitement et peut aller jusqu’à l’inhibition motrice.

Détecter la kinésiophobie

Les formations professionnelles pour kinésithérapeutes enseignent la détection de la kinésiophobie. Le diagnostic de la kinésiophobie se fait à l’aide de différentes échelles et divers questionnaires. Ces outils sont parfois jugés imparfaits mais ils permettent une première appréhension du phénomène de la kinésiophobie.

Voici les questionnaires en lien avec la kinésiophobie qui sont souvent utilisés :

  • STarT Back screening tool ;
  • questionnaire FABQ ;
  • échelle de Tampa.

Astuce

Les cours de kinésithérapie reviennent sur les avantages et  les inconvénients de chaque échelle.

Formations Kinés

Formations Kinés

Découvrez les formations Kinés DPC & FIF PL en ligne de Walter Santé, conçues par des experts et réalisées par des professionnels.

Comment la traiter ?

Soigner la kinésiophobie suppose paradoxalement de réintroduire le mouvement dès que possible. Dans cette optique, le traitement de la kinésiophobie peut s’envisager de diverses manières :

  • une reprise de l’activité avec accompagnement d’un kinésithérapeute sensibilisé aux mécanismes de peur et d’évitement. Certains kinés utilisent des stratégies ludiques comme le serious game et la réalité virtuelle, que certaines formations continues en kinésithérapie explicitent bien, au côté de formats plus classiques comme les formations Cheville pour kiné ;
  • une approche personnalisée, qui suppose l’éducation thérapeutique des professionnels de santé ;
  • les thérapies comportementales et cognitives (TCC) auprès d’un psychologue ou d’un psychiatre
  • la pratique de la méditation pleine conscience ;
  • une machine à biofeedback ;
  • l’électrostimulation, apprise dans les formations pour masseur kinésithérapeute.

Toutefois, le patient ne dispose en moyenne que d’une heure de kinésithérapie par semaine et n’a pas ces outils à domicile le reste du temps. Le froid fonctionne aussi plutôt bien sur la kinésiophobie. On recommande alors au patient de pratiquer des séances de cryothérapie plusieurs fois par jour et d’y coupler des exercices pour profiter de l’inhibition des réactions de défense portée par le froid.

Améliorer sa prise en charge kiné avec Walter Santé

Soigner la kinésiophobie est un des objectifs des formations pour kinésithérapeutes dispensées par Walter Santé. Les experts y détaillent les méthodes qui existent pour améliorer la prise en charge de ce phénomène affectant 51 à 72% des patients souffrant de douleur chronique.

Une question sur le DPC ?

Une question sur le DPC ?

Échangez en direct avec l'un de nos conseillers du lundi au vendredi, 9h30-19h.

Ces formations pourraient vous plaire

Découvrez une sélection de formations en ligne que d'autres apprenants ont appréciées

Toutes les formations

Avis apprenants et élèves

Leurs témoignages parlent pour nous

4.7 / 5 sur Google

Derniers articles

Tout savoir sur l'analyse de la marche en kiné

Alphonse Doutriaux

2 juillet 2024

L’analyse quantifiée de la marche est un examen très complet d’étude d’une déviation de la marche, dont le but est de rentrer dans la complexité des divers phénomènes en jeu dans ce schéma moteur, afin de proposer la meilleure prise en charge possible. Le déroulement de cet examen permet d’obtenir une grande quantité d’informations dont l’analyse est précieuse.

Tout savoir sur l’inhibition motrice en kinésithérapie

Alphonse Doutriaux

2 juillet 2024

L'inhibition motrice est un phénomène fonctionnel qui peut devenir dysfonctionnel lorsqu’il s’exerce de façon excessive. La reconnaissance d’une inhibition motrice a une grande importance dans l’évitement de l’aggravation des mouvements adaptatifs délétères et la prise en charge des pathologies des muscles et articulations des membres inférieurs. Les formations complémentaires pour kiné passent en revue les enjeux de ce phénomène.

Qu'est-ce que la reprogrammation neuromotrice ?

Alphonse Doutriaux

2 juillet 2024

La reprogrammation neuromotrice est un mécanisme neurophysiologique intéressant, que les kinésithérapeutes utilisent pour contrer les effets de l’inhibition motrice. Il existe une méthode fondée sur 3 piliers : sensations proprioceptives, imagerie mentale et sons basse fréquence.

Le bilan proprioceptif dans le traitement de la cheville instable

Alphonse Doutriaux

5 mars 2024

L’instabilité chronique de la cheville nécessite une prise en charge multidirectionnelle, notamment un bilan proprioceptif, mais aussi un bilan pré-thérapeutique ainsi que des examens clinique et radiographique. Ce n’est qu’à l’issue de ces étapes successives et minutieuses qu’un traitement pourra être décidé : le médecin pourra opter pour un traitement de l’ensemble des lésions et une rééducation proprioceptive de la cheville.

Les bonnes pratiques en ligamentoplastie de la cheville

Alphonse Doutriaux

5 mars 2024

Traiter l’entorse à la cheville est un sujet qui n’est pas si anodin qu’il en a l’air, surtout lorsqu’il est question d’avoir recours à une opération. La prise en charge chirurgicale des instabilités de cheville dépend de l’origine de l’instabilité. Si elle est fonctionnelle, c’est la rééducation qui prime ; si elle est anatomique, le traitement chirurgical est à privilégier. Dans ce cas, il s’agit de procéder à une ligamentoplastie latérale pour laquelle il existe un ensemble de bonnes pratiques pour assurer les meilleurs résultats et une récupération optimale.

Traitement de l'entorse à la cheville en kinésithérapie

Alphonse Doutriaux

5 mars 2024

Le traitement de l’entorse à la cheville suppose avant tout un diagnostic précis basé sur l’interrogatoire du patient, l’examen clinique et des explorations par imagerie. Les entorses de la cheville sont alors prises en charge en fonction de leur degré de gravité. Le traitement des entorses légères de la cheville suppose l’intervention d’un kiné. Quant aux entorses graves, le traitement chirurgical est le plus indiqué en première intention.

Envie d’en savoir plus sur la formation Cheville et autonomisation ?

Photo de Alice, conseiller
Échangez avec un de nos conseillers pédagogiques.
01 76 49 09 99